La région d’Yverdon, don d’hiver ?

Ah bon, être d’Yverdon, bain voyons, c’est étrange, ça me fait bizarre de l’écrire, voire de le dire, car à la base, je suis de Lausanne, restons entre vos doigts !


En fêtes, je suis un Lausannois de coeur, un ancien locataire membre de la SCHL, une coopérative d’habitations sociales de Lausanne. Nous étions installés avec mes parents et ma soeur depuis 1962 à Boisy, c’est un quartier du nord de Lausanne. Nous allions alors à pied avec mon père à la Pontaise, histoire de voir les belles nocturnes du LS â la fin des années 1960.
Plus tard, en 1982, devenu physicien, j’ai pris mon indépendance et un appart à la SCHL, au Reposoir, un chouette quartier sous-gare, nous allions alors à pied au marché, aux cinémas, aux resto, aux…

Ensuite, en 1996, nous sommes devenus d’horribles proprios, nous avons alors trahis nos valeurs socialistes de la SCHL, quittant Lausanne pour la région Morgienne, s’installant alors dans une PPE pour six à Lully, faut écrire que ma moitié gagnait le double en enseignant à plein temps à Lonay, alors que je bossais tranquillement à mi-temps sur Lausanne !

Un peu plus tard, en été 2001, sans enfants, mais entourés de ceux des autres, PPE oblige, nous avons décidé de changer pour une villa jumelle à Vufflens-le-Château. Malheureusement, il s’en est suivi une opération à coeur ouvert pour ma pomme, et puis nine.eleven a déboulé dans la foulée, ensuite «la» canicule de 2003 nous a frappé de plein fouet, et finalement des conflits avec un voisin banquier parvenu sont parvenus à nous dégoûter de ce quartier de nouveaux riches.


Ni une ni deux, nous sonmes passés à la villa individuelle, avec un plus grand jardin sauvage en prime, c’était à Yens dans un quartier d’anciens riches, en 2007.

Ce furent ensuite onze années de rêve passées avec minou Nout, ce petit nom choisi en commun car c’était une déesse égypchienne, celle de la voûte céleste, joli petit nom choisi en guise de petit clin d’oeil fait à l’Histoire antique, pour ma moitié, et à l’astronomie en toc, pour moi ! 

Yens, jardin d’hiver, paradis vert !

Et puis. en 2018, nous y avons fêté mes 60 ans, nous étions en pleine forme, c’était en avril, mais nous avons dû faireeuthanasier Nout en mai.
Comme un malheur n’arrive jamais seul, loi de Moore, des travaux étaient prévus juste à côté de chez nous. « ils » voulaient y faire une densification avec quarante logements placés à la place des beaux champs de vigne que nous croyions éternels. Bien sûr, tout le quartier a fait opposition avec un avocat, mais évidemment nous avons perdu, j’ai ensuite perdu la santé, j’ai fini par avaler une boîte entière de somnifères, j’ai fini ensuite lamentablement aux urgences, on m’a alors placé de force à l’hôpital psy de Prangins, j’y ai passé deux semaines en enfer, j’en suis ressorti résilient comme jamais et ma moitié en a profité pour prendre une retraite anticipée imméritée à 58 ans.
Finalement, à Yens, nous avons bien vendu notre bien pour finir par déménager en allant nous mettre au vert dans la campagne du nord-vaudois où nous nous sommes retrouvés en location, à Montagny près d’Yverdon.

Ensuite, ce fut 2019, nous avons passé une bonne année avec beaucoup de vacances, hors vacances scolaires, ça nous a changé de nos vacances de pro-fesseurs mais, à chaque retour, nous avons déprimé en nous retrouvant dans cette location hors de prix, sans chat et sans jardin. 

Finalement, ce satané covid est arrivé au début de 2020, fini les voyages divers, nous avons alors acheté une chouette villa individuelle bien située dans la campagne, près d’Yvonand-les-bains, avec un grand et joli jardin sauvage où deux chats sont venus s’y installer, nom d’un chien, tout tout va mieux depuis, même le covid est devenu un lointain souvenir…

Ouh, chats m’amusent !

Prenons du bon temps tant qu’il en reste !

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